Nation : « Je suis inquiet pour la suite parce que Touadéra reste plongé dans l’amateurisme », dixit Anicet Georges Dologuélé

La situation de la RCA s’est d’avantage dégradée en une année de règne de Faustin Archange Touadéra, c’est l’avis de Anicet Georges Dologuelé qui estime que la situation est pire que sous l’ère de Michel Djotodia, chef de l’ex-Séléka. Le chef de l’opposition centrafricain, président de l’URCA dresse un bilan sombre de la première année de la présidence de Touadéra qu’il accuse de rester dans l’amateurisme. Dans une interview accordée au RJDH le 1er avril, Anicet Georges Dologuelé se dit inquiet pour la suite.

RJDH : Anicet Georges Dologuele, bonjour

AGD : Bonjour

RJDH : Vous êtes président de l’URCA, chef de l’opposition. Faustin Archange Touadéra a qualifié d’excellent le bilan de sa première année de pouvoir. Comment réagissez-vous ?

AGD : Nous sommes quelques cinq millions dans ce pays apparemment il y en a pas beaucoup qui partagent le même point de vue que le président de la République. Alors que Touadéra fait de l’autosatisfaction, les Centrafricains souffrent. Dans tous les domaines, les choses se sont dégradées. On aurait pu s’attendre à un peu plus de modestie de la part du chef d’Etat.

RJDH : Vous dites que le président fait de l’autosatisfaction alors qu’en une année, la RCA a repris la croissance économique, 50 km de route sont faits sur fond propre de l’Etat, les déplacés ont été accompagnés à domicile. N’est pas des actes à reconnaitre au pouvoir ?

AGD : vous savez les problèmes de la République Centrafricaine sont tels que mettre en avant les 50km de route de revêtement léger de bitume qui sont l’œuvre d’un ministre qui a beaucoup d’initiative et je le félicite, n’est pas responsable.

RJDH : Voulez-vous parler de quel ministre ?

AGD : De Théodore Joussot. Je pense qu’un de ses ministres ait eu cette initiative qui est à louer, ne veut pas dire que c’est le bilan de tout une année de travail. Les institutions constatent qu’après le fait qu’il y a eu moins de violence à Bangui, comme la plupart des choses convergent vers Bangui, du coup, cela impulse un peu plus de croissance. Mais vous et moi vivons en Centrafrique, nous ne percevons pas du tout une quelconque croissance dans tout ce qui se passe dans la vie quotidienne des Centrafricains. Moi, je suis économiste, le fait qu’il y ait une impulsion automatique due à l’importation un peu plus massive des biens, parce que les importateurs et les commerçants sont un peu plus rassurés par la route, c’est quelque chose de mécanique. Mais s’en vanter, c’est un peu prématuré. Il faut que cela s’étend dans la durée et sur les activités telles que l’agriculture, que les entreprises fonctionnent parce que pour le moment, il n’y a pas assez d’entreprises qui fonctionnent réellement. Elles font toutes des pertes. Il faut qu’il y ait un peu plus de travail et c’est tout cela qui impulse la croissance de longue durée.

RJDH : Pour vous, rien n’a évolué en une année.

AGD : Ce que j’apprécie, c’est quelque chose que j’ai prévu dans mon programme comme étant un programme d’urgence à faire financer par la communauté internationale. Ceci a vu le jour en fin novembre par la conférence de Bruxelles avec l’annonce de 2,2 milliards de dollars même si les pays qui nous ont suivis, ont réussi le double sinon le triple. Mais s’agissant de la RCA et ce que nous avons l’habitude de dépenser, c’est beaucoup d’argent annoncé.

Maintenant, il faut que le gouvernement s’organise pour que cet argent rentre. Vous avez vu que tout en étant chef de l’opposition, je me suis rendu à Bruxelles pour appuyer cette initiative. Vous savez, on ne fait pas de la politique pour devenir opposant. A mon âge, j’ai envie de bien vivre à Bangui où je vis désormais. J’aimerai me soigner à Bangui, envoyer mes enfants à l’école à Bangui, donc nous voulons tous que ça marche. En une année, je suis inquiet pour le pays parce que Touadéra reste plongé dans l’amateurisme, dans l’autosatisfaction. Ce que je constate c’est des maux que généralement un pouvoir met du temps à accumuler, c’est-à-dire le culte de personnalité à travers les affiches du président visibles un partout dans le pays. A la moindre petite occasion, ce sont les tee-sheert, des foulards à l’effigie du président, comme si on était en campagne. Vous avez vu qu’en quelque mois, c’est des pagnes alors qu’on nous annonçait en grand fracas que le président interdisait que son effigie soit quelque part. Aujourd’hui c’est comme si, il cherche à convaincre qu’il est chef d’Etat et vous notez, vous êtes à Bangui avec moi, que c’est la course à l’enrichissement, c’est du népotisme à outrance, tous les maux pour qu’un pays se dégrade, en un an, on les a accumulés. On ne peut pas parler de la bonne gouvernance quand on a détruit la gouvernance en si peu de temps.

La première année d’un mandat, c’est la mise en place des éléments moraux pour assurer la gouvernance. Mais tous ces éléments moraux se sont dégradés et moi je suis inquiet pour la suite.

RJDH : Vous ne faites pas allusion au DDRR. C’est certainement parce que de ce coté les choses bouchent puisque les 14 groupes ont adhéré au processus.

AGD : Non, nous sommes des êtres humains et nous vivons dans un pays et nous avons besoin de vivre en sécurité. Avant et pendant les élections, nous avons vécu dans une relative sécurité. Depuis l’investiture du président, la situation s’est dégradée partout. Les préfectures qui étaient tranquilles, sont aujourd’hui envahies. Les populations souffrent presqu’autant que sous Djotodia.

Alors parlé des réunions ici sur le DDR, c’est bien mais ce n’est pas ce que la population demande. La population demande à ce qu’il y ait moins d’insécurité, moins de violence et que ces groupes commencent à s’organiser pour ne plus agresser la population.

RJDH : Ce n’est pas à Faustin Archange Touadera d’organiser les groupes armés.

AGD : Non, le chef de l’Etat quand il parle d’adhésion au DDRR, c’est comme si c’était une victoire. Cela veut dire que les choses se sont calmées. Ecoutez, ce que nous voulons, c’est que l’adhésion soit réelle et sincère et que pendant que le DDRR avance, qu’ils soient attentifs à cela et qu’ils s’organisent pour démobiliser. Au lieu de cela, ils s’arment de plus et recrutent de plus en plus. Donc, le DDRR servirait à quoi lorsqu’au lieu de diminuer vos effectifs, ils les augmenter au fur et à mesure. Vous avez vu que les 3R sont nés après l’investiture du président, personne ne connaissait Sidiki et ses hommes et ils n’ont jamais été des Séléka.

Mais ils viennent à Bangui, ils repartent et ils créent un groupe armé, politico-militaire en plus. Donc, il ne faut pas se contenter de slogan, ce sont des actes sur le terrain qui sont importants.

RJDH : Au micro de nos confrères de RFI, vous avez parlé de la désorganisation de l’équipe Touadera, une équipe dans laquelle l’URCA est représentée, n’est pas que vous partagez cette situation ?

AGD : Nous n’avons jamais été au gouvernement.

RJDH : Et Monsieur Bertrand Touaboy !

AGD : Bertrand Touaboy n’a jamais été URCA. Il est militant du PDCA et comme son président n’était pas candidat aux élections présidentielles, il a rejoint mon équipe de campagne.

RJDH : Il est au gouvernement pas pour le compte de l’URCA ?

AGD : Non, il est au gouvernement parce qu’il m’a accompagné pendant la campagne et j’ai perdu les élections. Je n’ai pas les moyens pour le récompenser pour ses actions-là. Donc lorsqu’on nous a demandé de proposer des ministres, j’ai préféré que l’URCA ne fasse pas partie du gouvernement et je lai envoyé.

RJDH : Vous n’aviez pas alors été sincère.

AGD : J’ai été très sincère au contraire. En réalité je ne voulais pas et nous ne voulons pas que l’URCA rentre dans le gouvernement. Nous avons désigné quelqu’un qui n’est pas de l’URCA mais qui a fait partie de l’équipe de campagne.

RJDH : L’union sacrée que vous aviez dénoncée il y a six mois semble définitivement morte aujourd’hui.

AGD : Je n’ai pas dénoncé l’union sacrée, mais j’ai simplement constaté qu’il a toujours été un slogan. L’union sacrée c’est quoi ? C’est l’opposition et la majorité qui se mettent ensemble autour d’une cause. Pour le moment, vous constatez que l’opposition c’est uniquement l’URCA. La majorité c’est le président et tous ses alliés et ils sont nombreux.

L’union sacrée, c’est faire à ce que tout un chacun d’entre nous participe à la pacification du pays et aux questions qui touchent la réconciliation nationale. Il faut mettre sur papier les conditions de cette union sacrée et ensuite se partager les rôles.

En dehors du fait que le président soit venu me rencontrer pour solliciter cela, il n’y a plus rien eu jusqu’aujourd’hui. Au bout d’un an, il n’y a rien eu et en quelque mois j’ai constaté que c’est un slogan pour paralyser l’URCA. Vous avez constaté qu’en bout d’un an, le président a paralysé tous ses alliés en les recevant un à un et en leur faisant de petites promesses. Il n’a jamais reçu l’ensemble de ses alliés pour discuter de la politique qu’ils doivent mettre en place. Donc, c’est de la ruse, en politique la ruse existe.

J’avais déjà fait de la politique et je ne veux pas subir cette ruse-là. Et quand j’ai constaté que nous risquons d’être victime de cette ruse, avec le bureau politique on a décidé de nous mettre dans la position où plaçaient les résultats des élections.

RJDH : Les informations sur des bras de fer entre la tête de l’Assemblée nationale et l’exécutif sont de plus en pressantes. Comment se fait-il qu’on ne soit arrivé à ce niveau ?

AGD : J’avais déjà annoncé cela plusieurs fois. Il faut un séminaire gouvernemental pour que le gouvernement comprenne ce qu’est une Assemblée nationale. Quel est le rôle de l’exécutif et du législatif. Moi, j’ai été ministre des Finances et premier ministre à un moment où l’Assemblée nationale n’était constituée que de très-très fortes personnalités. Vous aviez Goumba, Massi,Ngoupandé mais ce n’était pas une partie de plaisir si vous allez devant l’Assemblée nationale. Il faut connaitre votre dossier. Mais cela vous poussait à de l’humilité. Mais aujourd’hui ce que je constate, c’est que les ministres ont reçu des instructions manifestement pour faire comme si les députés n’existaient pas. Quand ils viennent, ils sont méprisants, vous leur posez des questions, ils répondent quand ils veulent mais je crois qu’ils ont reçu des instructions pour ne pas répondre. Tout cela fait que la vie démocratique n’est pas riche parce que les gens pensent qu’on en veut à leur poste. Non ! Quand le député pose des questions, c’est ce que dit la population que les députés retranscrivent pour que les ministres puissent répondre comme c’est radiodiffusé. Quand j’étais premier ministre, toutes les deux semaines, un ministre passait en conférence de presse et expliquait l’action de son ministère. Les journalistes savaient au quotidien ce que font les ministres du gouvernement.

Vous avez vu un ministre faire une conférence de presse ou donner une interview comme je donne là non ! Comme on ne sait pas ce qu’ils font, ce n’est qu’à l’interpellation que les questions sur la sécurité, l’économie sont posées et les Centrafricains veulent savoir. Et donc les questions que nous pensons, nous les posons avec les mots de la population. Cela peut paraitre choquant, mais la politique est un métier tel qu’il faut savoir encaisser, il faut savoir voir le fond des questions qu’on pose pour bien répondre. Je note qu’il n’y a pas de dialogue.

Vous savez que pour des raisons que j’ignore, le gouvernement a décidé que depuis trois mois, qu’aucun centime ne vienne à l’Assemblée nationale. Donc l’Assemblée nationale ne fonctionne pas. Nous sommes en session ordinaire, nous devons voter des lois et c’est le gouvernement qui nous envoie ces lois mais il n’y a plus de papier et il n’y a plus rien et nous ne pouvons faire des rapports pour appeler les ministres et passer à la plénière. Parce qu’ils ont décidé d’affamer l’Assemblée nationale en disant : ceux-là, ils vont voir ce qu’ils vont voir, on va les mettre à genoux. C’est cela la République et la démocratie ? S’il y a des problèmes personnels entre deux individus à la tête de deux institutions, cela ne doit pas arrêter le fonctionnement des institutions.

RJDH : Vous confirmez qu’il y a problème entre Meckassoua et de Touadera !

AGD : oui, c’est des problèmes d’entente, de compétition je ne sais pas de quoi, mais ce n’est pas anormal. Tout cela se règle. Nous ne serons pas le premier pays mais les institutions doivent fonctionner. Au niveau du gouvernement, ils donnent l’impression d’être des dieux sur terre et on ne peut les critiquer.

RJDH : Anicet Georges Dologuélé je vous remercie.

AGD : C’est moi qui vous remercie.

Propos recueillis par Sylvestre Romain Sokambi.

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Nation : La décision qui accable et accuse M. Joseph Yakété d’avoir rétrogradé et radié ou mis à la retraite des militaires….

Faisant suite à des informations parues dans  le journal « Le Démocrate », dans certains organes de la presse écrite et certains journaux en ligne, dénonçant vigoureusement la mauvaise gestion du ministère de la défense nationale par M. Joseph Yakété, ce dernier a cru bon d’organiser une conférence de presse le mardi 4 avril 2017, pour y répondre ou donner sa version des faits.

Sans vouloir rentrer dans une polémique gratuite avec le responsable politique et administratif de ce département, et  afin de rapporter les preuves des faits relatés dans ses précédents articles, le journal « Le Démocrate » publie ci – dessous une copie de la décision portant nomination à titre exceptionnel du personnel non officier de l’armée nationale. Sur cet acte administratif régulier et revêtu de tous les visas des différents responsables techniques, un certain Grégoire Guegbelet Mle 77-2-2709 a été promu au grade d’adjudant. Et sur la décision n°299/MDN/DIR.CAB du 23 mars 2017 dûment signée par le ministre de la défense nationale, M. Joseph Yakété, rapportant certaines décisions portant reprise en activité du personnel non officier de l’armée nationale, radiant ou mettant à la retraite plus d’une trentaine de militaires, le même nom apparait, le grade d’adjudant disparait, suivi d’un autre matricule, ainsi qu’il suit : 15- Guegbelet Grégoire – Numéro matricule : 77- 2 – 2609.

Alors, qu’en dit tout simplement le ministre de la défense ? N’est – il prescrit par les dispositions du décret portant statut des officiers d’active de l’armée nationale, que le militaire admis à la retraite doit jouir du bénéfice et des avantages liés à son dernier grade ? Ou bien, ces militaires sont – ils tout simplement radiés pour faute lourde et remis à la disposition de leur famille sans droit à pensions et autres avantages financiers ?

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Jean – Paul Naïba

Insécurité : Les Séléka ont pris d’assaut les villes de Ngaoundaye et Bang

Si le président Faustin Archange TOUADÉRA affirme, malgré lui, que son bilan en une année à la tête du pays est « positif », il savait en son for intérieur que son bilan est en réalité « très négatif » sur tout le plan. Sur le plan sécuritaire, placé en première ligne pour sa première année, c’est le bricolage des amateurs. Les groupes armés multiplient leur avancée sur d’autres sous-préfectures restées jusqu’au 30 mars 2016 paisibles. Dernières conquêtes : la prise des villes de Bang à la frontière avec le Cameroun et le Tchad et Ngaoundaye, un peu plus loin et proche de Bocaranga, ce matin.

D’après nos informations, c’est cette nuit que les rebelles de la séléka coalisés avec ceux de RJ de armel SAYO ont pris d’assaut les villes de Bang et de Ngaoundaye dans la Préfecture de l’Ouham-péndé, avoir contourné les dispositifs de la MINUSCA.

C’est pour la deuxième fois en un an que la ville de Ngaoundaye est assiégée. Le bilan de ce nouvel assaut, encore provisoire, fait état de 4 morts parmi la population à Ngaoundaye. Les sites des déplacés ont été, à nouveau, créés et certains habitants reprennent le chemin de la brousse pour échapper aux exactions. Les réseaux téléphoniques sont coupés et à Ngaoundaye et à Bang.

Plus des informations dans les prochaines heures qui suivent.

Source : CNC

Centrafrique : Des dizaines des morts et disparus intégrés dans la fonction publique.

Qui peut imaginer un seul instant qu’avec la supposée brillante élection du président Faustin ArchangeTouadéra l’année dernière et l’espoir immense que le Centrafricain attend de lui afin de résoudre le problème du pays, à seulement  une année, le pays peut se retrouver malheureusement dans un autre état plus lamentable, plus choquant que celui laissé par maman Cathé. Avec les mêmes démons du passé qui ont réussi à s’infiltrer massivement dans le système touadéra et un gouvernement composé à majorité des incompétents et dirigé par son proche ami Simplice Mathieu SARANDJI, rien ne bouge. Par des tâtonnements, le désordre et le chao s’installent. Une enquête spéciale CNC sur les nouvelles vagues d’intégration dans la fonction publique. Décryptage.

Si l’on reproche régulièrement au président Touadéra d’être extrêmement lent et doux dans sa méthode du travail depuis son arrivée au pouvoir l’année dernière, son premier gouvernement, quant à lui, fonctionne comme une organisation mafieuse. Depuis sa mise en place le 11 avril dernier, aucun dossier prioritaire du programme politique de la Tortue n’a été abouti, encore moins réussi par ce gouvernement. Même si les gros dossiers, tels que le DDRR et le rétablissement de l’autorité de l’État, semblent être trop difficiles pour eux à mettre en route, les moins importants, pour ne pas dire les non prioritaires, doivent au moins prêter l’attention du président Touadéra du moment son gouvernement bat les ailles à terre. Mais c’est bien dommage.

Avec l’allure et la façon de faire et de voir du président Touadéra, selon un expert onusien en poste à Bangui et contacté par CNC qui a accepté de nous donner son impression, sous couvert strict anonymat, sur le bilan de Touadéra, rien ne pourra réussir véritablement durant son quinquennat s’il ne fait pas peau neuve. Affirme ect expert. D’après cet expert, le Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, non seulement, a les paupières lourdes sur des dossiers du DDRR, la sécurité nationale, la réconciliation et justice, l’assainissement des finances publiques, mais c’est un good-for-nothing en français, un propre-à-rien à ce poste. Le pire pour le président Touadéra serait de le laisser encore un moment pourrir la situation. Une séparation serait pour lui, la solution idoine. Conclut cet expert.

La situation de pourrissement et le caractère good-for-nothing du sieur SARANDJI s’observent du jour en jour. De désordres organisés et entretenus lors des examens du baccalauréat, du Brevet du Collège 2016 et autres diplômes nationaux à la dernière vague d’intégration à la fonction publique en passant par les diatribes verbales entre les grands commis de l’État, il ne fait aucun doute que le Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, s’il reste à la tête du gouvernement, la situation de la Centrafrique deviendra irréparable.

D’après une enquête réalisée au ministère de la Fonction publique par notre Rédaction, le gouvernement sarandji a intégré plus des morts, des disparus, des quasi retraités et des déjà intégrés au temps de règne de Bozizé François. D’après le résultat de notre enquête ; une cinquantaine des morts sont intégrés, une trentaine des disparus sont apparus par noms et une quarantaine des déjà intégrés, sont à nouveau intégrés. Plus amusant et inquiétant pour le pays, plus de 30% de tous ces intégrés sont des quasi-retraités et des retraités de droit selon leur corps. En d’autres termes, des quadragénaires, voir des quinquagénaires sur leurs diplômes à la porte de la retraite ou ayant acquis l’âge de la retraite dans le chômage.

Contacté par CNC, un inspecteur de travail et des lois sociales dit n’avoir rien compris de la procédure mise en place pour cette intégration et pointe du doigt, la précipitation et l’urgence de régulariser les proches parents du président bombardés partout. Pour lui et d’après ses propres expressions : « le gouvernement intègre les diplômes et non les diplômés et seulement et rien que seulement les diplômes professionnels» et de conclure « je pense qu’aussitôt intégrés, aussitôt ils seront mis en retraite. Mais reste à déterminer le régime de retraite »

« Ma fille est décédée il y’a trois ans en me laissant avec ses deux garçons. Et si le président Touadéra décide de l’intégrer, c’est une sorte de récompense à sa famille qui l’avait soutenu dans ses études. J’aurai un salaire pour élever ses orphelins » pense une maman dans le cadre de notre reportage.

« On était deux dans notre promotion à être intégrés sous Bozizé en 2006. On nous intègre à nouveau en 2017. Pourquoi le gouvernement ne prend-il pas son temps pour toiletter les fichiers ? C’est de n’importe quoi ». S’acharne un cadre de l’État visiblement très nerveux de revoir son nom figuré au milieu de ceux de sa promotion.

« J’avais moins de 30 ans quand j’avais terminé à la Fac. Sur mes diplômes intégrés, j’ai 50 ans et sur mon passeport, diplôme auquel je travaille en ce moment et mes attestations de travail, j’en ai 41 avec plus de dix ans de cotisation à la Caisse de Sécurité Sociale. Que faire avec une intégration ? » S’exclame un nouveau intégré sous couvert de l’anonymat et à l’abri des autres.

Comment fonctionnent la Centrafrique et le pouvoir de Touadéra? Comment et par où la rupture tant annoncée commencera-t-elle ?

Une chose est sûre, si l’âge moyen de tous ces nouveaux fonctionnaires frôle 45 ans, voire plus, autrement dit, la quasi-totalité de ces personnes sont des préretraités sans droit réel qui font leur entrée dans la fonction publique. À ce titre, combien d’années vont-ils travailler avant d’aller réellement à la retraite ?

Rappelons au passage que le président Touadéra fut durant cinq ans le dernier Premier ministre voulu du président Bozizé et son avant-dernier Premier ministre durant tous ses 10 ans passés au pouvoir. S’il est sur la trace son patron célèbre Bozizé, va-t-il tirer ses grecques, comme lui, dans les années à venir comme son parrain ? Probablement NON car les Centrafricains ont en a assez.

copyright@2017CNC.

 

Nation : Plus de 850 millions de Francs CFA pour la fête mais un stade 20.000 places vide !

Tel est le triste constat fait par les lanceurs d’alerte et tous les combattants de la liberté et de la démocratie, au lendemain de la célébration à grandes pompes par le président de la République, Faustin Archange Touadéra et son premier ministre, Simplice Matthieu Sarandji, de leur premier anniversaire de brillantissime élection à la magistrature suprême de l’Etat et de prise de pouvoir.

En dépit d’un budget de plus de 850 millions de Francs CFA très certainement extraits de la caisse du trésor public puisque personne d’entre les deux n’est un chef d’entreprise ni à la tête d’un holding employant plus de 10.000 employés, comme Donald Trump aux USA, avec des chiffres d’affaires dépassant les centaines de milliards de Francs CFA par an, et malgré une offensive communicationnelle et technologique via ART sans  précédent et défiant toutes les concurrences invitant les gens à se rendre massivement au stade 20.000 places pour écouter le discours – bilan du président de la République, il n’ y aurait eu finalement pas grand monde à ce rendez – vous historique pour les organisateurs et leurs hôtes de marque.

 En effet, selon des informations dignes de foi en notre possession et de gentilles indiscrétions de certains invités, à l’exception de la tribune officielle où se seraient retrouvés assis les membres du cabinet présidentiel, le représentant du président de l’assemblée nationale toujours en mission en dehors du pays, les membres du cabinet de la primature, les membres du gouvernement, les présidents et les représentants des partis politiques alliés, les présidents et les membres des nombreux comités de soutiens à la candidature du Pr Touadéra, évidemment toutes les cohortes d’organisations des femmes et de la jeunesse et des bandes de partisans, de laudateurs, de sympathisants et des mangeurs à tous les râteliers, toutes les autres tribunes situées en face de la Fateb jusqu’au stade omnisports seraient restées étrangement  vides. Comme le prouvent les images largement diffusées par un confrère – photographe sur les réseaux sociaux. Des images qui parlent d’elles – mêmes et qui sont plus illustratives de la réponse du peuple à la célébration de cette fastueuse et fastidieuse cérémonie. Un peuple dont le cœur n’est pas à la fête.

Malgré plus de 20 carcasses des bœufs tués et distribués dans les 8 arrondissements et les communes de Bimbo et Bégoua, les billets d’argent remis par des intermédiaires aux maires et chefs de quartiers, malgré les bus loués et prépositionnés pour transporter les invités et malgré la gratuité de l’entrée du stade, il n’y aurait pas eu d’engouement de la part de la population. Et le stade serait resté à plus de 80% vide. Comment après seulement un an d’exercice du pouvoir, Touadéra et les siens n’ont – ils pas réussi à faire drainer un grand monde à cette cérémonie, en dépit d’importants moyens déployés ? Patassé empêché par Bozizé en 2010 de quitter son domicile avait fait remplir ce stade comme le Pape François 1er l’a fait lors de son séjour à Bangui. Même lorsque l’entrée est payante, une rencontre de match de Foot ball entre l’As Tempête Mocaf et Olympe Réal fait généralement mobiliser plus de supporters que ces badauds et ces sympathisants de Touadéra qui étaient ce jour – là. Attention, M. le président, il y a un problème ! Pris en otage par un groupuscule de fêtards sans foi ni loi, Vous ne seriez plus en odeur de sainteté avec le peuple. Quelque chose va mal entre Vous et le peuple centrafricain. C’est pourquoi, le ressort du capital de confiance qui existait entre les deux (2) amoureux il y a deux ans et qui s’était exprimé par un plébiscite autour de sa candidature,  serait définitivement rompu.

Par conséquent, de l’avis des lanceurs d’alerte et de tous les combattants de la liberté et de la démocratie, c’est un signal très fort que le peuple centrafricain vient de lancer, en boudant de sa présence massive cette cérémonie très haute en couleurs, à l’endroit de celui à qui il a confié il y a à peine une année la gestion quotidienne de sa destinée.

Un message de désintéressement, de mécontentement, et de désespérance. Un message clair et net de divorce. Un signe de maturité du peuple centrafricain qui refuse désormais de vendre son âme au diable contre des morceaux de viande faisandée, de tronquer sa liberté contre des billets de banque, et de perdre sa dignité pour des peccadilles. Un peuple qui refuse de revenir en arrière et de subir les affres de la salissure comme jadis à l’époque du général d’opérette, François Bozizé dont la plupart des lieutenants sont revenus aux affaires et dont les méthodes servent aujourd’hui de mode de gestion à Touadéra et à son gouvernement.  

Ce qui signifie que ce peuple non seulement ne se reconnait plus dans l’homme qu’il a massivement élu de l’est à l’ouest du nord au sud mais surtout est totalement dépité de son incapacité totale et de celle de son gouvernement à répondre à ses besoins prioritaires que sont la sécurisation du pays et la sécurité, la restructuration et la réhabilitation des forces armées centrafricaines, le redéploiement de l’administration civile et militaire sur toute l’étendue du territoire, le désarmement de tous les seigneurs de guerre et de toutes les bandes armées, le retour des milliers des personnes déplacées, la restauration de l’autorité de l’Etat et la renaissance de la République.

Au lieu d’agir comme une mère – poule qui couve ses poussins, en prenant sur lui la responsabilité et le courage politique d’assurer la défense de l’intégrité du territoire national, en sa qualité de chef suprême des armées et conformément à sa prestation de serment sur la constitution, la protection de la population civile et de veiller à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat,  l’homme a préféré d’abord composer avec tous les bourreaux du peuple d’hier et des hommes politiques indépendants déconnectés des réalités du pays qui ont obtenu 0% lors du dernier scrutin présidentiel et dont les consciences et les mains sont négativement surchargées du sang des centrafricains, ensuite tendre la main à tous les seigneurs de guerre et à toutes les bandes armées au nom de la politique de la réconciliation nationale, et enfin se soumettre au diktat de la communauté internationale et de la Minusca qui ne cessent de tirer profits du malheur et de la mort des milliers des centrafricains et qui ont intérêt à ce que cette crise ne prenne pas fin un jour.

En agissant ainsi, il ne pouvait que rien faire comme il n’a rien pu faire en une année. Du coup, il ne pouvait que faire scier la branche d’arbre sur laquelle il a été installé par ce peuple qui ne peut pas accepter de prendre part à un grand festin, alors qu’à Damara, les éléments des Anti- Balaka continuent de tuer, à l’exemple de cette commerçante de viande boucanée et de son chauffeur de taxi, qu’Ali Darass sévit toujours à Bambari, que Sidiki fait sa loi à Koui, que plus de 70% du territoire sont contrôlés par des bandes armées et que des milliers de centrafricains sont obligés d’abandonner leurs habitations pour trouver refuge en brousse et y vivre comme des animaux. Se rendre à cette cérémonie serait aller festoyer sur leurs souffrances, cracher sur leur sang et marcher sur leurs tombes.

Un signal fort et éminemment responsable et digne d’un peuple meurtri à l’endroit de son élu !

Jean – Paul Naïba

Nation : Béloko et Mongoumba vendues par le Gouvernement et M. Doubane aux Camerounais et aux Congolais ?

Depuis la mise en place du gouvernement de Simplice Matthieu Sarandji, chargé de  traduire en actes et de donner forme à la promesse de la politique de la rupture, tant  chantée et tant vantée par le candidat Touadéra, lors de la campagne électorale, et sur la base de laquelle il a été massivement élu, il  y a des actes qui sont posés tous les jours que Dieu fait qui sont loin d’augurer de l’avènement effectif de cette rupture. Est plus qu’illustratif de ce propos, l’abandon des villes de Béloko et de Mongoumba, en ce qui concerne toute sa partie sud ouest, par le gouvernement centrafricain, en général, et par son ministre des affaires étrangères, M. Doubane, en particulier.

En effet, il  n’est aujourd’hui de secret pour personne que la ville de Béloko, frontalière avec la République du Cameroun, ne fait plus partie intégrante du territoire de la République centrafricaine. Pour ceux qui s’y rendent régulièrement à des fins commerciales et qui n’ont que leurs gros yeux pour pleurer, non seulement les autorités camerounaises ont pénétré de plus d’un (1) km sur le territoire national, mais surtout elles n’ont pas hésité, afin, disent – elles, de combattre les éléments des Anti – Balaka fourmillant dans cette zone et en profitant pour braquer, prendre en otages et  pour s’en prendre à des sujets camerounais, à raser toutes les installations centrafricaines, sur cette partie du territoire national, à savoir habitations, gargotes, auberges, boutiques, huttes…In fine, elles y ont implanté leur drapeau, sans que cela ne puisse émouvoir personne. Comme si le président de la République, Faustin Archange Touadéra, son premier ministre, chef du gouvernement, Simplice Matthieu Sarandji, et pis, leur ministre des affaires étrangères, M. Doubane, auraient tout simplement vendu ou cédé cette partie du territoire national au Cameroun. C’est ce qui justifierait leur silence sur la balkanisation de la République centrafricaine en cours devant leurs yeux. Un retour en arrière de la défense de l’intégrité du territoire national qui pose problèmes et qui ne peut que constituer un acte de haute trahison susceptible de poursuites devant la haute cour de justice. Car, l’histoire se souviendra que les forces armées centrafricaines, après une incursion de l’armée camerounaise sur le territoire centrafricain, notamment à Garoua – Mboulaï, ont réagi de la manière vigoureuse pour rétablir les limites héritées au lendemain de l’accession de la République centrafricaine à l’indépendance. Et ce, sous une pluie battante et récupérant des chars de combats et après avoir poursuivi les indésirables sur plus de 10 km à l’intérieur du territoire camerounais.  Un acte de courage et de bravoure inédit dans l’histoire de la République ! Un acte de courage et de bravoure que refusent malheureusement de poser le gouvernement de Sarandji et M. Doubane, prétextant de ce que l’armée centrafricaine est sous embargo. Ce qui est faux et archifaux !…. Malgré des appels de pied à leur endroit par la presse locale, ils sont restés et restent étrangement inertes  aux morcellements de leur patrie.

Quant à ce qui passe au sud de la ville de Mongoumba, n’en parlons pas ! Des sociétés congolaises, à savoir Likouali Thiber sise à Bétou et Cristal Bois installée à Nyelé, c’est – à – dire sur le territoire congolais, font étendre leurs domaines d’exploitation et d’exploration jusque dans le sud de la ville de Mongoumba, à la recherche du bois de fer, connu de tous du nom d’Anégré.

Au grand dam des populations riveraines pour lesquelles aucune disposition n’est prise pour l’accès à des écoles, aux centres de santé, à l’eau potable, aux routes, etc. Pis, ces sociétés passent par Bangui pour acheminer leurs produits au port de Douala. Au vu et au su du gouvernement Sarandji et de M. Doubane.

Alors, M. le premier ministre, qu’en dites – vous ?  Et M. le ministre des affaires étrangères, à quand la convocation des commissions mixtes centrafricano – camerounaise et centrafricano – congolaise ?

Kassa Mo Gonda