Nation : « Affaire coup d’état » : l’assemblée nationale saisie officiellement par le gouvernement pour la levée de l’immunité parlementaire de Dologuélé ( Suite et fin ) !

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Bangassou : Les femmes avec les seins nus disent non aux Antibalaka et aux égorgeurs !

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Ce sont les informations qui viennent de parvenir à la rédaction, à l’instant. Victimes des derniers évènements, abandonnées à elles – mêmes par un gouvernement « je – m’en- foutiste » et démissionnaire, traumatisées et abîmées à jamais, les femmes de Bangassou ont défilé ce matin, seins nus en signe de malédiction, pour dire non à tous les criminels, en général, et aux antibalakas, en particulier.

Qui va écouter leurs cris de cœur, essuyer leurs larmes, panser leurs plaies et se lever pour laver l’affront subi, comme une mère – poule le fait pour  protéger ses poussins  ?  Ces cris ne sont – ils pas étrangement  semblables aux sons d’un pas s’avançant sur une route que tout le monde a déjà quittée ?

That’s the question !

Jean – Paul Naïba

Nation : Touadéra et Sarandji : Des « je-m’en-foutistes » au pouvoir !

Selon des informations relayées par RFI, « en Afrique du Sud, le président Jacob Zuma a échappé à une motion de défiance. Mais son parti demande désormais une enquête sur la corruption à la tête de l’Etat.  Une motion de défiance a été bloquée par les partisans de Jacob Zuma. Mais le président n’est pas tiré d’affaire pour autant. Le week-end dernier, plusieurs cadres de l’ANC (African National Congress), le parti au pouvoir, ont exigé un débat sur l’avenir du chef de l’Etat, de plus en plus contesté y compris au sein de son propre mouvement.

Lundi 29 mai, le secrétaire général de l’ANC a demandé l’ouverture d’une enquête judiciaire sur une possible collusion entre certains membres du gouvernement et les Gupta, amis du président Jacob Zuma. Depuis des mois, cette riche famille d’hommes d’affaires est accusée d’influencer le gouvernement pour servir ses affaires avec la complicité du chef de l’Etat.

Cinq ministres proches des Gupta

Le week-end dernier, des e-mails compromettants dévoilés par la presse ont renforcé ces accusations. S’ils sont authentiques, cela signifierait qu’au moins cinq ministres du gouvernement seraient acquis aux Gupta.De son côté, l’opposition se mobilise. Mmusi Maimane, leader de l’Alliance démocratique, a ainsi annoncé qu’il allait saisir la justice.

« Sans aucun doute, Jacob Zuma est à la tête d’une organisation criminelle, a-t-il déclaré. Le fait que le week-end dernier, l’ANC ne l’ait pas forcé à démissionner est la preuve que cette mainmise sur les ressources de l’Etat émane des rangs du parti au pouvoir. La divulgation de ces e-mails a montré très clairement que l’ANC, au lieu d’agir, a choisi de protéger une organisation criminelle. » L’opposition devrait déposer dans la journée une plainte pour corruption et racket contre le président Jacob Zuma et son cabinet ».

Comme en Afrique du Sud, Touadéra et son cher ami et grand – frère Sarandji se retrouvent dans la même situation que Zuma. En effet, élu démocratiquement et massivement par tout un peuple, sur la base des promesses de la sécurisation du pays, de la restructuration et de la réhabilitation des forces armées centrafricaines, du désarmement par la force de toutes les bandes armées et autres seigneurs de guerre sans foi ni loi, de la restauration de l’autorité de l’Etat, du retour des milliers des personnes déplacées dans leurs maisons et villages, de la réconciliation nationale et du bien – être social, Touadéra n’arrive pas à faire ses preuves plus d’un an plus tard.

Pis, tout porte à croire qu’il serait tout simplement de connivence avec ces seigneurs de guerre et ces conquistadores qui tuent, volent, violent, incendient des habitations et greniers, érigent des barrières illégales, rançonnent et rackettent de paisibles populations et les contraignent à quitter leurs maisons et  villages pour trouver refuge en brousse ou sur des sites des déplacés et y vivre comme des animaux.

 Au vu et au su des forces onusiennes  et pourtant déployées en Centrafrique sous le mandat du chapitre VII de la charte de l’Onu conformément aux termes des résolutions 2127 et 2149 du conseil de sécurité ! Au vu et au su de Touadéra qui sans gêne les recevrait régulièrement au palais de la Renaissance et les gratifierait de liasses de billets de banque afin de les aider à l’aider à sécuriser, au nom de la politique de la main tendue et de la réconciliation. En réalité, il les aide à tuer le peuple centrafricain et à partitionner le pays de B. Boganda.

 En agissant ainsi, c’est – à – dire en traitant de cette manière des forces non conventionnelles qui ne devaient qu’être neutralisées avec fermeté, non seulement il leur sert de protecteur et de parapluie mais surtout leur donne les pleins pouvoirs pour sévir et faire régner partout où ils passent la terreur et faire couler des torrents de larmes.

Ce faisant, il a violé et continue de violer allégrement son serment et la constitution du 30 mars 2017 en vertu de laquelle il s’est engagé solennellement à sécuriser la République centrafricaine, assurer la protection des biens et des personnes et à faire préserver les intérêts fondamentaux de l’Etat. Ce qu’il n’a pas pu faire, qu’il ne peut pas faire et ne pourra pas faire, au rythme de la cadence actuelle de l’insécurité qui s’est abattue sur plus de 70% du territoire national, avec ses lots d’exactions, d’horreurs et d’actes des graves atteintes aux droits humains, tous les jours que Dieu fait sur cette terre des hommes. Ce que son ami et cher grand – frère, Sarandji, à qui il a confié la formation et la gestion du gouvernement n’a pas pu faire, qu’il ne peut pas faire et qu’il ne pourra pas faire du fait de son incapacité de restructurer et de redéployer les Faca, seules forces capables de défendre l’intégrité du territoire national et de faire rétablir l’ordre au prix de leur sang.

Fort de ce qui précède et comme en Afrique du Sud, le peuple centrafricain doit tout simplement comprendre qu’il n’ a pas affaire à un chef d’Etat, élu démocratiquement pour protéger  sa population et garantir la défense de l’intérêt général, mais plutôt à un homme au service d’un club d’amis et d’une association de « je-m’en-foutistes »  au pouvoir.

Jean – Paul Naïba

Nécrologie : L’ancien ministre Emmanuel Bizot est mort !

Ancien ministre des  finances et du budget et du ministère de l’environnement des eaux, forêts et pêche,  ce grand commis de l’Etat, selon ses anciens collaborateurs, vient de tirer sa révérence, emporté finalement par une longue maladie. Cadre du noble corps du contrôle financier dont il est sorti avec le grade de contrôleur général des finances, il  a été l’un des militants du MDD et l’un des compagnons du général d’armée, François Bozizé. L’histoire retiendra de lui l’homme de la dénonciation du contrat léonin sur le Guichet Unique signé entre le gouvernement centrafricain, représenté par le ministre des finances et du budget, Théodore Dabanga et M. Philippe Bocco, directeur général de la société Unitec Bénin.

 Paix à son âme !

La Rédaction

Nation : M. Touadéra, votre Simplice Matthieu Sarandji ne peut rien faire et ne sert plus à rien !

Il s’appelle Simplice Matthieu Sarandji. Il est maître de conférences en géographie à l’université de Bangui. Après avoir dirigé avec une main de fer et éclatante réussite la campagne électorale pour fait et cause du candidat indépendant, il assume depuis avril 2016 les nobles fonctions du premier ministre, chef du gouvernement.

A ce titre, il est chargé de former un gouvernement de compétences, composé d’hommes et de femmes capables de travailler à sécuriser et pacifier le pays, désarmer par la force toutes les bandes armées, restructurer et réhabiliter les forces armées centrafricaines, restaurer l’autorité de l’Etat, favoriser le retour des milliers de personnes déplacées dans leurs villages, quartiers et maisons, réconcilier les centrafricaines et les centrafricains de l’est à l’ouest du sud au nord et à créer les conditions élémentaires pour la renaissance de la République centrafricaine. D’alléchantes et mirobolantes promesses sur la base desquelles le candidat  indépendant Touadéra a été démocratiquement et massivement élu  par tout un peuple fatigué de courir, de pleurer et d’enterrer ses morts, quand bien même, les révélations de Mme Cathérine Samba – Panza tendraient à faire ingurgiter à tout un peuple que son élection serait en réalité le résultat d’un programme informatique.

Malheureusement, plus d’un an plus tard, non seulement son premier ministre et très cher aîné ne peut rien faire pour leur donner forme ou les traduire en actes visibles et lisibles dans la vie quotidienne des centrafricains, mais surtout il veut coûte que coûte s’accrocher au pouvoir pour le pouvoir, en marchant fièrement, tous les jours que Dieu fait sur cette terre des hommes, sur des milliers des cadavres de ses compatriotes. C’est le triste constat auquel sont parvenus tous les combattants de la liberté et de la démocratie, au lendemain de son interpellation par les députés de la nation.

En effet, faisant suite à la menace d’une motion de censure contre lui et son gouvernement, brandie par le pouvoir législatif, au lendemain des dernières violences et tueries de Bangassou, Alindao, Bria et Nyem Yéléwa, M. Simplice Matthieu Sarandji s‘est auto interpellé et s’est enfin résolu, après moult rebuffades frisant clairement une insulte à tout un peuple détenteur du pouvoir souverain, à se présenter accompagné de quelques membres de son gouvernement dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. A la grande surprise de tous les élus de la nation !

Une fois les règles du jeu fixées par le président de la séance qui n’était autre que le président de l’assemblée nationale, M. Karim Méckassoua, et l’ordre du jour adopté, l’homme a été prié de livrer aux représentants du peuple le contenu de son message. D’entrée du jeu, après avoir brandi le drapeau et évoqué le nom d Dieu, M. Sarandji s’est lancé dans une explication plus ou moins confuse et une diatribe à peine voilée pour remettre en cause les rumeurs et autres désinformations tendant à faire croire à l’opinion nationale et internationale qu’il aurait refusé de déférer aux interpellations des élus de la nation et que de ce fait leur aurait tout simplement manqué de respect. En prononçant trois le mot pardon. Et après ? Soit !

De ce spectacle folklorique d’auto – interpellation, l’opinion nationale et internationale retiendra tout simplement que celui – ci n’a la maîtrise d’aucun dossier brûlant de l’heure. En effet, de la question du blocage volontaire du fonctionnement du législatif par le refus du gouvernement à exécuter les dépenses dues hebdomadairement à la deuxième institution de la République, à la non – utilisation des forces armées centrafricaines qui sont toutefois régulièrement et mensuellement payées à ne rien- ce qui confère à cet exercice un caractère indu- en passant par la déréliction de l’appareil de l’Etat et des administrations dans nos préfectures et la partition de fait du pays de B. Boganda par l’occupation de plus de 70% du territoire national par des conquistadores, des seigneurs de guerre et des bandes armées, hôtes de Touadéra au nom de sa fameuse politique de mains tendues, l’homme a démontré par A+B son ignorance totale des grands problèmes qui se posent à son pays et à ses compatriotes et du coup il est loin de leur apporter des solutions idoines, durables et pérennes. Une carence honteuse pour  l’un des premiers ministres les plus diplômés de l’histoire de notre pays ! Une carence honteuse pour tous les grands commis de l’Etat !  Une carence honteuse qui a été ouvertement dénoncée par un de ses collègues – pour avoir étudié avec lui en France à Bordeaux -, le député Anicet Georges Dologuélé, dans son intervention digne d’un cours de droit constitutionnel de 1ère année ! Une brillante intervention qui a été suivie d’une salve d’applaudissements dans l’hémicycle !

Fort de ce qui précède, et comme l’avait si bien dit M. Esmieu, jadis haut représentant plénipotentiaire de l’UE près la République centrafricaine, Touadéra n’aurait jamais dû faire confiance à des baroudeurs politiques, des débauchés et des bras cassés, en général, et à cet homme, en particulier. Un avertissement qui était tombé dans les oreilles  d’un sourd et en confiant la formation et la gestion du gouvernement non pas à un véritable professionnel, ayant la maîtrise réelle des règles élémentaires de la gestion de l’administration et doté d’expériences pointues, mais plutôt à un ami, et en acceptant de confier la gestion des départements ministériels à des hors –statut et autres profito –situationnistes, l’homme a creusé lui – même le trou d’un si lamentable échec. Et le prouvent cet immobilisme mortel, ce silence de cimetière et cette incapacité totale de rétablir et garantir la sécurité pour tous après seulement plus d’un an d’exercice effectif du pouvoir.

C’est donc tout logiquement qu’il doit s’en séparer s’il ne veut pas se faire hara – kiri ; car M. Simplice Matthieu Sarandji ne peut rien faire et ne sert plus à rien et il n’y a plus de raison pour Touadéra de le maintenir. Il doit le dégager illico presto….

Jean – Paul Naïba

 

 

Bangassou : Touadéra démissionnaire de fait, Onanga et la Minusca tue, massacre et fait régner la terreur….

Depuis les derniers évènements de Yongofongo où plusieurs éléments des forces onusiennes du contingent marocain et cambodgien ont trouvé la mort suite à une attaque de la part d’une bande armée se faisant passer pour des éléments d’autodéfense et ceux de Bangassou du 13 mai dernier, et devant la démission de fait de Touadéra et de son gouvernement face à la montée en puissance des seigneurs de guerre et des forces non conventionnelles qui occupent plus de 70% du territoire national, libre champ est laissé à M. Onanga et la Minusca de tuer froidement et massacrer des centrafricaines et des centrafricains et de faire régner dans cette partie de la République centrafricaine la terreur.

C’est ainsi que selon des informations dignes de foi en notre possession, il a été révélé à la rédaction du journal « La Voix des Sans – Voix » de monstrueuses exactions et de graves actes d’atteintes aux droits humains perpétrés sur la population par la Minusca et par une soif aveugle de vengeance noire.

Le 24 mai 2017 à 13 heures :

Un contingent de la Minusca dont l’identité n’a pas encore été révélée, dans une de ses missions de patrouille de routine, voulait faire démanteler par la force une barrière illégale érigée par des éléments d’autodéfense à la sortie de Bangassou vers Rafaï et dans le village Mada – Guélégbanda. Devant le refus de ces derniers qui voudraient bien que cette mesure soit d’abord imposée à Ali Darass et ses éléments qui rançonnent et rackettent de paisibles citoyens, les forces onusiennes appuient sans sommation sur la gâchette et fauchent mortellement et grièvement 4 jeunes éléments d’autodéfense, buvant sans gêne leur vin de palme. Deux ne se relèveront jamais et les deux autres gisant dans une mare de sang et évacués à Bangassou les rejoindront le petit matin plus tard dans le royaume des morts.

Le 25 mai 2017

Ce jour – là, il nous a été rapporté que trois jeunes, soupçonnés par les forces onusiennes comme étant de ceux qui les avaient lourdement frappées à Yongofongo et Bangassou, sont purement et simplement abattus au village Ngoulanpalo et deux autres au bord de la rivière Mbari. De leur retour de leurs basses et sales besognes, à Bangassou, ces forces onusiennes ont défoncé la porte de cinq maisons au village Kémbé – Ligne. A Maliko, un malade qui sortait du centre de santé, frissonnant de trouille en les voyant et voulant prendre ses deux jambes à son cou, a été froidement abattu. Un malade et un homme non armé !

Le 26 mai 2017

Afin de prouver leur victoire sur de simples éléments d’autodéfense qui dénonçaient en prenant des armes leur complicité avérée avec les éléments d’Ali Darass et leurs responsabilités dans leurs souffrances, ces forces onusiennes ont fait positionné quatre chars autour du marché du 1er arrondissement. Conséquence : tous les vendeurs et acheteurs  ont dû quitter précipitamment le marché abandonnant tout. Somme toute :  Un véritable règne de terreur qui s’installe et un acte de violation du caractère pacifique du mandat des forces  battant pavillon onusien ! Bangassou se meurt loin des regards des grandes caméras du monde….en silence….. victime d’un grand complot international….. !

Fort heureusement, la rentrée dans le jeu de la Cellule de Crise mise en place par le Cardinal Nzapalaïnga a permis une fois d’apaiser les cœurs. Mais, jusques à quand ?

A ce jour, la plupart des habitants des quartiers Gbiakota et Tokoyo sont de l’autre côté du fleuve en RDC avec tous les risques de la précarité et de maladies contagieuses étant donné qu’Ebola sévirait dans l’équateur déjà. Et Touadéra ne dit rien. Et Sarandji et son gouvernement de bras cassés, de débauchés et de baroudeurs politiques ne disent rien.

Ne sont – ils pas tous démissionnaires de fait ?

Jean – Paul Naïba