Affaire « coup d’état en Guinée – Equatoriale » : Mme Koyara, des éléments des faca y sont – ils impliqués oui ou non ?

Depuis le coup d’état déjoué en Guinée – Equatoriale dans lequel seraient impliqués des centrafricains dont un certain Dada Yalo, frère – cadet de Sani Yalo, l’un  des ténors et barons  du régime Touadéra, des informations ne cessent de fuser partout pour en savoir un peu plus sur les en-dessous et l’identité réelle des conspirateurs ou des commanditaires visibles ou occultes. En dépit de la détermination du gouvernement Sarandji à vouloir coûte que coûte faire bloquer l’émission de tout rayon de lumière et de vérité sur cette affaire, à travers des menaces proférées, lors de la dernière sortie médiatique de son porte – parole, Ange Maxime Kazagui, à l’endroit des internautes et des professionnels des médias ayant eu l’outrecuidance d’en parler, les grosses nuages qui entouraient cette manœuvre de déstabilisation du régime équato – guinéen et de la sous – région, commencent à se dissiper lentement mais irréversiblement.

C’est ainsi que selon des informations très proches du dossier, des militaires centrafricains, c’est – à – dire des éléments des faca, émargeant régulièrement et mensuellement  sur le budget de l’Etat et donc censés être en fonctions  et connus de la hiérarchie militaire, feraient partie des présumés assaillants. Est – ce à ce propos que Touadéra a été obligé de faire le déplacement de Malabo, accompagné de son ministre de la défense, Mme Koyara ? Dans l’affirmative, qui a donné l’autorisation de sortie ou l’ordre de mission à ces militaires ? Et dans quel but ? Pourquoi alors leurs frais de mission devraient – ils dépassés des centaines de millions de Fcfa qu’on aurait découverts sur eux ?

Dada

Voilà de pertinentes questions auxquelles Touadéra et son gouvernement sont invités à donner de réponse au lieu de s’évertuer sans cesse à menacer la presse qui ne fait qu’en parler. Et ce sont ces interrogations que soulève le compatriote, Henri Grothe, dans un de ses posts en ces termes :  

« En plus de l’aide de camp de Sani Yalo arrêté loin de son patron, aux confins des #TroisFrontières, de part et d’autre de la ville au festival célèbre, #KyeOssi, des militaires assurant la sécurité des biens et personnes proches du DG du #BARC seraient aussi interpellés. La question ici est de savoir si ces militaires sont régulièrement connus de la hiérarchie des #FACA.

Si, oui comment des militaires aussi nombreux soient-ils, détachés de gré à gré auprès d’un Conseiller de Faustin Archange Touadera, utilisés à tout faire, se retrouvent embarqués dans cette sale affaire ? Quelles relations fraternelles et commerciales entretenaient #SaniYalo et la personnalité Équato-Guinéenne pour que le BARC serve de couverture dans les achats et convoyages des 4X4 rutilantes et autres camions, qui font la renommée du DG BARC ? #Touadéra en sait quelque chose avec le tout premier cadeau de son ami Yalo, n’est-ce pas ?

Des relations qui datent de plus de deux ans.

Bref ! Le plus important maintenant est de savoir si nos individus, dont #Malabo s’apprête à lancer les mandats d’arrêt, auront la liberté de voyager. Comment feront-ils, ceux dont les noms figureront sur la #Blacklist Équato-Guinéenne, pour circuler à travers le monde via #Douala, #Yaoundé, #Brazzaville, #NDjaména, #Kinshasa, par #Géména ou #Mbandaka, et peut-être #Nairobi ou #Casablanca?

Les véritables questions sont en partie ici exprimées et non ailleurs. Toutes autres considérations ne seraient que distractions ». Affaire à suivre…. !

La rédaction

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Affaire « Ex- personnel de la Sogesca » : Sarandji a menti à Méckassoua et à tous les députés

Selon des informations dignes de foi en notre possession, au moment où nous mettons sous presse cet article, des députés de la majorité présidentielle et ceux de l’opposition seraient très remontés contre le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, pour leur avoir menti dans la maison du peuple et à la tribune de l’assemblée nationale. Ils n’auraient pas supporté, après recoupements et investigations des informations mises à leur disposition sur le dossier de l’Ex- personnel de la Sogesca, son gros mensonge.

Pour la petite histoire, afin que nul n’ignore, les 36 personnels de la Sogesca, actuelle Sucaf, avaient sollicité et obtenu une audience avec le premier ministre, le 6 décembre 2017, pour en savoir davantage sur l’identité de la personne qui aurait ordonné au procureur général de faire surseoir à l’exécution du jugement du tribunal de travail, en leur faveur, en application d’un arrêt du conseil d’état.

Lors de cette rencontre, non seulement le locataire de la Tour Pétroca les aurait considérés comme des fauteurs de troubles à l’environnement favorable des affaires, du fait de leurs incessants agissements contre la société Sucaf, mais surtout il leur aurait exprimé son indéfectible soutien à la mesure conservatoire prise par le procureur général, non sans les avoir préalablement accusés de manipulateurs de la justice à des fins personnelles et égoïstes.

Au cours  de la dernière interpellation du gouvernement devant précéder la fin de la session parlementaire d’octobre, l’homme aurait tout simplement envoyé promener et Méckassoua et tous les élus de la nation, en leur faisant ingurgiter sur un ton menaçant, comme à son habitude, la pilule du « gros mensonge d’état », selon laquelle il n’avait jamais tenu de tels propos et qu’il ne pouvait pas s’interférer dans le fonctionnement normal de justice.

Même si le président de la séance, ce jour – là, avait fait preuve d’une certaine diplomatie dans la police des débats, d’abord pour lui faire comprendre qu’il s’adressait à des élus de la nation envers lesquels il est tenu d’être courtois, ensuite pour lui faire comprendre ce que le procureur général voulait dire dans son message – porté transmis à Monsieur Baïdou, huissier de justice, à travers les mots «  selon l’ordre reçu de la hiérarchie », tout aurait été mis en œuvre pour étouffer la voix de la vérité dans cette affaire.

Malheureusement pour lui et tous ses soutiens, la vérité finit toujours par se révéler et s’imposer. C’est ainsi qu’il leur aurait été rapporté, en marge de l’affaire de l’augmentation unilatérale du prix de la bière par la direction générale de la société Mocaf, que les propos sus – évoqués auraient bel et bien été tenus par le locataire de la Tour Pétroca. Il leur aurait effectivement dit que leurs agissements gênent les investisseurs qu’il reçoit et qui repartent définitivement et ne sont pas de nature à rassurer les sociétés citoyennes, telle que Sucaf, qui paient leurs impôts et accompagnent de ce fait financièrement  l’Etat. Des révélations qui auraient finalement soulevé l’ire de tous les députés de la nation et auxquelles plus d’un centrafricain devrait prêter entièrement attention devant le silence avéré de Sarandji et de son gouvernement à répondre au directeur général de la société Mocaf qui les aurait tout simplement  traités de corrompus.

Ne seraient– ils pas été aussi corrompus dans cette affaire qui oppose l’Ex – personnel de la Sogesca aux dirigeants de l’actuelle Sucaf ? Et Méckassoua et les députés de la nation prendraient – ils cette fois – ci effectivement  leurs responsabilités ?

Aux dernières nouvelles, des dispositions seraient en train d’être prises pour la convocation d’une session parlementaire extraordinaire. L’ordre du jour porterait sur cette affaire des 36 employés de la Sogesca, l’affaire Mocaf, la situation sécuritaire chaotique et apocalyptique à Paoua et le silence coupable et complice de Sarandji et de son gouvernement sur la descente du pays de B. Boganda aux enfers.

 Affaire à suivre….. !

La rédaction

Paoua : 100.000 déplacés, des villages incendiés, des corps décomposés ou calcinés, barbarie et horreurs apocalyptiques….

RECIT D’UN ELU DE LA NATION DE SON RETOUR DE MISSION
(Du 04 au 08 janvier)
Par le Député Lucien MBAIGOTO, Député de Paoua 1
« Avant de déclarer quoi que ce soit, il me fallait en tant que Député me rendre sur le terrain, me rapprocher des populations et constater la réalité. Mon silence explique cela et c’est pourquoi je ne m’exprime que maintenant.
La situation sécuritaire de Paoua s’est dégradée. Ce sont des groupes rebelles, notamment le RJ (Révolution Jusice) dirigé par Sayo et les éléments de l’Ex-Séléka dirigé par Bahar qui se sont affrontés causant ainsi un exode massif de 60 000 personnes sur Paoua Centre. La population de Paoua a ainsi triplé.
Je me suis rendu en mission dans ma circonscription auprès des populations victimes des derniers affrontements.
Je me suis déplacé auprès des différentes communautés tant musulmanes que chrétiennes, dans les différents sites et pour les assister.
J’ai pu prendre part à plusieurs réunions et rencontrer les notables, les leaders de chaque entité, les déplacés et les représentants des groupes rebelles. Nous étions tous réunis avec la MINUSCA. Nous étions à Paoua Centre le 4 janvier dernier.
Une autre rencontre s’est tenue avec la Ministre de la Défense, le Ministre de la Sécurité, le N° 2 de la MINUSCA et le Coordonnateurs projets de MSF (Médecins Sans Frontière) le 05 janvier. Ce dernier nous a montré sur une carte là où se trouvent les villages incendiés. Ce sont plus de 2 000 maisons brûlées et une centaine de corps gisants à même le sol qu’ils ont pu constater.
Le gouvernement a promis revenir avec des moyens conséquents pour soutenir les victimes. Cela fait 4 à 5 jours déjà et il n’y a toujours rien ; les populations vivent dans le dénuement total et dans le désarroi.
Le rôle du Député que je suis est d’être proche de la population, quelles que soient les circonstances. Nous sommes les élus du peuple, leurs représentants. Je suis touché, je suis meurtri. Il faut faire quelque chose. Tant pour cette région que pour toutes celles de Centrafrique où sévissent ces groupes rebelles. J’ai en tête la situation catastrophique de nos populations de Bangassou et autres ! Le Gouvernement doit agir. Il faut que cessent cette souffrance humaine à grande échelle.
Je me suis rendu dans les sites où se sont réfugiés les communautés musulmanes et leur ai demandé de regagner leurs localités. J’ai également demandé à la MINUSCA de sécuriser leur retour.
C’est donc le 06 janvier que j’ai effectué la tournée dans les zones sinistrées accompagné par la MINUSCA qui m’a demandé de me protéger. C’était à cette seule condition là et seulement celle-là, qu’ils pouvait m’escorter.
J’ai pu faire ma visite site par site. Il n’y a avait plus personne. Toutes les populations sont maintenant dispersées à l’intérieur de Paoua. C’est consternant.
Je n’ai pu aller voir de mes propres yeux les corps dans la forêt, ils sont décomposés. Néanmoins j’ai pu approcher le corps d’une maman âgée de 70 ans. Certains corps ont brûlé dans les maisons incendiées. C’était des personnes âgées qui ne pouvaient se déplacer.
La MINUSCA m’a accompagné mais n’a pas voulu aller plus loin. Je suis allée aussi en dehors de ma circonscription, c’est mon rôle et mon devoir. J’ai fait mon travail. Je suis outré par ce que mes yeux ont vus. Nous devons faire quelque chose. Il faut que cela s’arrête.
Je condamne avec la plus grande fermeté ces actes de violence et de barbaries car la population n’a pas à être victime. Je déplore que malgré la fermeture des frontières des Non-Centrafricains et en cheval se livrent au pillage systématique, incendient des villages entiers et repartent avec les biens de nos populations.
Je demande à ce que le Gouvernement puisse prendre ses responsabilités et à la MINUSCA d’élargir son champ d’action et des créer deux camps, l’un à Bemal et l’autre à Beboura 3. La MINUSCA doit appliquer les Résolutions robustes du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Je remercie à cet effet la MINUSCA qui sécurise Paoua qui est aujourd’hui « une ville sans arme ». La MINUSCA empêche les groupes rebelles de circuler dans Paoua.
Pour finir je loue la détermination du Chef de Bureau de la MINUSCA civile et du Capitaine Comsite du Contingent Camerounais basés à Paoua. Ils font vraiment leur travail. »

Source : Béafrica Sango

Guinée équatoriale : la tentative de « coup d’État » organisée en France, selon Malabo

Le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Agapito Mba Mokuy, a affirmé que le putsch déjoué le mois dernier, en décembre 2017 par Malabo, a été organisé en France. Il insiste cependant sur le fait que, selon lui, le gouvernement français n’a « rien à voir avec ça ».

« La stratégie a été organisée sur le territoire français », a déclaré Agapito Mba Mokuy, ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse sur la tentative de coup d’État contre le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Celui-ci se trouvait dans son palais de Koete Mongomo (à une cinquantaine de km du carrefour des trois frontières entre le Gabon, la Guinée et le Cameroun), lorsque le coup d’État a été déjoué, dans la nuit du 27 au 28 décembre.

S’adressant en français à l’AFP, le ministre a fait cette déclaration en employant l’affirmatif. Mais en espagnol, le ministre a utilisé le conditionnel à ce propos.

Malabo exonère le gouvernement français

Le ministre des Affaires étrangères a également souligné qu’il n’y avait aucune implication des autorités françaises dans cette affaire. « Cela n’a rien à voir avec le gouvernement français, a-t-il affirmé. Nous allons coopérer avec la France dès que nous aurons plus de renseignements ».

Si le ministre parle de coopération, il faut cependant rappeler que les relations franco-guinéennes ne sont plus au beau fixe depuis que la justice française à condamnée en octobre le fils du président équato-guinéen, Teodorin Obiang, à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende avec sursis dans l’affaire des « biens mal acquis ».

D’autres informations ont également été communiqué au sujet de la tentative de coup d’Etat. « 27 terroristes ou mercenaires » ont été arrêtés selon Mokuy, mais il serait encore au nombre d’« environ 150 » sur le territoire guinéen, du côté de la frontière avec le Cameroun.

L’AFP a  également  fait part de  l’arrestation de l’ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, samedi 30 décembre, alors qu’il se trouvait à Ebebiyin. Enrique Nsue Anguesom est détenu dans un camp militaire de Bata, la capitale économique, « pour des raisons d’enquête concernant les hommes interpellés », ont précisé à l’AFP un de ses cousins et une source policière de haut rang, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Remise en cause de l’accord sur la libre circulation

La président de la Centrafrique voisine Faustin-Archange Touadéra s’est rendu mardi à Malabo pour « apporter tout le soutien » de la Centrafrique à son voisin, a-t-on déclaré à la présidence de la RCA.

Un soutien important alors que parmi les « mercenaires » qui ont été arrêté par la police camerounaise du côté camerounais de la frontière avec la Guinée équatoriale, la nuit de la tentative de coup d’Etat, il y aurait  des centrafricains aux côtés des tchadiens et des soudanais, selon des sources sécuritaires camerounaises.

« Nous devons savoir si les Centrafricains interpellés ont des vrais ou des faux passeports centrafricains », a cependant indiqué la présidence à Bangui.

Malgré la venue du président centrafricain, cet événement n’a pas manqué de faire revenir les autorités équato-guinéennes sur l’accord de libre-circulation en Afrique centrale. Alors que la Guinée-équatoriale avait ratifiée la décision aux côtés des six pays de la zone après une quinzaine d’année de débat, le ministre des Affaires étrangères a choisi de revenir sur cet accord.

« La libre circulation ne veut pas dire que vous pouvez circulez comme vous voulez. Il faut avoir un passeport biométrique, (un) passeport Cémac (lorganisation régionale), (un) passeport sécurisé. Tant que toutes ces conditions ne sont pas remplies et compte tenu de ce qu’il s’est passé en Guinée équatoriale, nous disons (qu’il faut) pour circuler dans notre pays aller dans nos ambassade », a indiqué M. Mokuy.

Source : Jeune Afrique

Révélation : le rôle trouble et ambigu des contingents de la Minusca dans la crise et son alimentation à Bangassou

La rédaction du journal Le Démocrate a toujours été accusée de publication d’articles diffamatoires à l’encontre de la Minusca, depuis la persistance de la crise centrafricaine. Loin de répondre à  ce qui semble devenir une préoccupation de ces soldats des nations unies au détriment de leur première mission qui est celle d’assurer la sécurité des populations civiles face aux bandes armes, le journal Le Démocrate ne peut que saisir ces attaques contre la manifestation de la  vérité, comme des opportunités  pour rapporter tous les jours les éléments de preuve qui révèlent, dénoncent les faiblesses de la Minusca et l’accusent de passivité ou de complicité avec les assaillants.

A ce sujet, nous publions les révélations du compatriote Honoré Nzéssiwé sur les en-dessous de la crise de Bangassou et les causes de l’agression de l’Abbé Alain Blaise Bissialo : « 

<<JE VOUS PROPOSE UNE SERIE DE DOCUMENTS SUR LES VIOLENCES DANS LE MBOMOU…CES DOCUMENTS SONT EN MA POSSESSION DEPUIS NOVEMBRE 2017.

APRES LA TENTATIVE DE MEURTRE SUR L’ABBE BISSIALO, J’AI CHOISI DE LES PARTAGER NON SEULEMENT PARCE QU’IL S’AGISSAIT D’ELIMINER UN TEMOIN GENANT MAIS AUSSI POUR QUE CHACUN SE FASSE UNE IDEE DE LA CRUAUTE DE CERTAINS ACTEURS ET DE LA GRAVITE DE LA SITUATION DES POPULATIONS DU MBOMOU.

PARMI LES NOMS QUI SONT CITES TOUT AU LONG DE CES DOCUMENTS, CERTAINS SONT MORTS DEPUIS, ASSASSINES PAR LEURS PROPRES COMPERES. C’EST LE CAS DU PRETENDU GENERAL NGADEMA QUI N’EST NI DE BANGASSOU, NI DU MBOMOU ET QUI A INTRODUIT LES ANTIBALAKA ABUSIVEMENT APPELES AUTODEFENSE CHEZ NOUS. IL A ETE TUE LA VEILLE DU NOUVEL AN A BANGASSOU…DEUX DE SES LIEUTENANTS ONT CRU POUVOIR TROUVER REFUGE DE L’AUTRE COTE DU FLEUVE …ILS ONT ETE ACUEILLIS LA SEMAINE DERNIERE PAR LEURS VICTIMES QUI LES ONT ENVOYES « AD PATRES »

LES FAITS TELS QUE RELATES METTENT SOUVENT EN CAUSE LA MINUSCA ET LE ROLE AMBIGU DE CERTAINS CONTINGENTS

JE VOUS REMERCIE DE PARTAGER A VOTRE TOUR

LE PREMIER DOCUMENT EST UN RECAPITULATIF DES EVENEMENTS DANS LE MBOMOU

LE DEUXIEME CONCERNE L’ATTAQUE DE LA VILLE DE GAMBO LE 3 AOUT 2017 ET LES REPRESAILLES DES SELEKA DEUX JOURS APRES, LE 5 AOUT

D’AUTRES DOCUMENTS EN MA POSSESSION SERONT REMIS AU PROCUREUR DE LA CPS , COMME PROMIS.>>

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Affaire à suivre…….!

La rédaction

CENTRAFRIQUE : LE BLUFF INFONDE CONTRE LE MAGISTRAT COME HASSAN DANS LA MORT DU MAGISTRAT MODESTE MARTINEAU BRIA

Dans le dernier procès sur l’assassinant du magistrat Martineau  BRIA, un avocat a maladroitement indexé le magistrat et actuel ministre du commerce et de l’industrie COME Hassan comme étant la personne qui avait fait disparaitre les preuves et le dossier sur l’assassinat du magistrat BRIA au moment où il était 1er substitut du procureur. L’Avocat Didier GONENZAPA a ensuite renchéri ses propos que c’est lors de la casse  de sa maison.

La vérité est qu’au moment des faits, l’actuel ministre du commerce n’avait pas encore de maison personnelle qui pouvait être détruite. Ensuite, en sa qualité de simple 1er substitut, il n’était pas le chef de lui-même mais il était sous une hiérarchie directement coiffée par le procureur de la République de  son temps. Comment un magistrat pouvait-il faire disparaitre les preuves de l’assassinat d’un de ses collègues quand on sait la solidarité qui existe entre ces hommes de droit ?

Bria

Tout compte fait, et après une fine analyse, on s’aperçoit aussi facilement que les propos avancés par l’avocat GONENZAPA ne sont que de pures élucubrations  fomentées de toutes pièces par une brochette des ressortissants de la Vakaga résolument décidés à en découdre politiquement avec le ministre du commerce COME  Hassan qui, soit dit en passant, est un natif de la Vakaga.

Son ascension fulgurante tant dans le sillage de la magistrature que sur le plan politique actuellement en qualité de ministre du commerce et à cela s’ajoute la confiance dont il jouit auprès du Président de la République  fait plus de m »contents contre lui que de vrais amis et sympathisants. C’est ainsi que profitant de ce procès, l’occasion a été jugée belle de soudoyer le pauvre avocat GONENZAPA d’aller dire des contre-vérités du haut du tribunal de Bangui, à l’occasion, hélas, d’un procès que tout un peuple attendait avec beaucoup d’acuité.

Nul n’ignore que l’assassinat du magistrat BRIA avait été commandité par les hautes mains du régime de l’époque des faits. Comment comprendre que ce digne et brave magistrat se soit fait assassiné le soir même de sa rencontre avec le président de l’époque, Michel DJOTODJA ?

Quelle influence et pouvoir véritable de décision avait le magistrat et 1er substitut du procureur de l’époque COME Hassan d’influer sur tel ou tel dossier et surtout une affaire de l’ampleur de celle de Martino BRIA ?

Les raisons cachées des vestiges racontés par cet avocat qui grandirait vraiment en disant la vérité comme c’en est souvent reconnu aux avocats seraient ailleurs. Il convient aussi de dire que le magistrat Martino BRIA avait été assassiné à l’époque ou Arsène SENDE fut ministre de la justice, et Ghyslain GRESENGUET alors procureur de République, de toute cette chaine hiérarchique, comment seulement un simple 1er substitut du procureur pourrait à lui seul et sur ses propres intentions et ordres disparaitre un dossier ? L’on retiendra aussi que de tout le règne de la seleka, l’actuel ministre d commerce n’a jamais occupé un quelconque poste de responsabilité direct assortie des seaux des dirigeants de la SELEKA. En attendant donc, il apparait clairement dans cette démarche de l’avocat GONENZAPA, la couleur, les tenants et les aboutissants des détracteurs du ministre et magistrat COME Hassan. Pourquoi alors depuis le début des faits, le nom du magistrat COME Hassan n’a jamais été cité dans le processus des enquêtes pour n’être révélé qu’au grand jour à la tribune par le soi-disant avocat GONENZAPA ? (Affaire à suivre)

Le Potentiel Centrafricain,

Affaire « coup d’état en Guinée – Equatoriale » : Touadéra contraint d’aller vers Mbasogo pour des explications

L’affaire du coup d’état déjoué en Guinée – Equatoriale, dans lequel seraient trempés des centrafricains dont l’un d’entre eux porterait le nom de Dada Yalo, frère d’un certain Sani Yalo, l’un des ténors du régime de Boy – Rabé, aurait fait trembler le président Touadéra.

Afin de rassurer le puissant voisin équato – guinéen qui aurait beaucoup fait pour le pouvoir de Bangui, par l’octroi d’importants subsides financiers et la formation des militaires du royaume de Damara, le mathématicien de Boy – Rabé  se devait de se rendre à Malabo pour donner des explications à Mbosogo. Et ce, en dépit des menaces de son gouvernement, par la voix de son porte – parole, Ange Maxime Kazagui, qui voyait plutôt dans certains articles publiés sur les réseaux sociaux et dans certains organes de la presse écrite locale, l’expression d’une haine viscérale et de propos diffamatoires contre le régime.

Du coup, ce déplacement précipité et éclair de Malabo serait donc non seulement une véritable  paire de gifle à son propre gouvernement, mais surtout l’expression palpable, visible et lisible d’un aveu d’une certaine  faiblesse diplomatique ou  d’une certaine culpabilité. Comment avoir dans son environnement le plus immédiat un certain Sani Yalo dont l’un des frères serait impliqué dans ce coup d’état et rester curieusement silencieux depuis l’annonce de cette affaire par les médias ? Comment ne pas mettre en branle une diplomatie communicationnelle offensive et agressive pour dénoncer ce coup et amener les différents Etats de la sous – région à reconnaitre leurs responsabilités dans l’avènement de la  Séléka dont serait issu le commanditaire, au pouvoir en Centrafrique en 2013 ?

C’est pour répondre à ces deux pertinentes questions et tenter de lever l’équivoque sur une quelconque part de sa responsabilité dans cette affaire de déstabilisation du régime de Mbasogo et de la Cémac que Touadéra aurait fait lui – même le déplacement de Malabo au lieu de confier cette mission à son ministre des affaires étrangères. L’heure serait donc plus  grave comme l’on ne voudrait pas le laisser faire croire.

C’est ce que révèlent des informations émanant du compatriote Henri Grothe, en ces termes : « 

#BANGUI #MALABO AFFAIRE DE COUP D’ÉTAT EN GUINÉE ÉQUATORIALE . LA TENSION DIPLOMATIQUE EST RÉELLE

Pendant que Idriss Déby Itno avait envoyé son ministre des affaires étrangères pour prouver son innocence à Mbasogo Obiang Nguema concernant des présumés mercenaires Tchadiens et Centrafricains arrêtés au Cameroun pour tentative de coup d’État en Guinée équatoriale,  après un long silence , le professeur de mathématique a préféré lui même se rendre à Malabo Et pourquoi, parce l’un des mercenaires Centrafricains est un frère d’un poto de 400 coups de Touadera le sulfureux #Sani Yalo …. L’enquête est déjà arrivé à Bangui et poursuit son cours ….. Cette affaire ira encore loin car Obiang Nguema Mbasogo est l’un des chefs d’État dans la sous région à soutenir Touadera bref !
Le Professeur de mathématique à des bons amis .

 Affaire à suivre ».

La rédaction

Paoua : Coup de gueule menaçant d’Armel Sayo contre la passivité de la Minusca et le silence du gouvernement

Depuis quelques jours, des hostilités d’une  rare violence se déroulent dans les préfectures de l’Ouham et de l’Ouham – Pendé.

Ces combats opposent actuellement les éléments d’un certain général dénommé Bahr, identifiés comme appartenant formellement à une branche dissidente du MPC d’un  certain général Mahamat  Al–Katim, aux combattants de Révolution Justice communément appelé Rj que je dirige.

Pourquoi alors ces regains des hostilités et ces nouvelles tempêtes de violences, après plusieurs mois d’accalmie, de cohésion sociale et de vivre – ensemble dans cette partie du territoire national ? Pourquoi cette soudaine reprise de combats dont l’objectif est d’anéantir totalement  des mois de sacrifices et d’abnégations dans le cadre du DDRR et pour la recherche de la paix, de la quiétude sociale  et de la réconciliation nationale ?

Telles sont les deux (2) pertinentes questions que  ne cesse de se poser l’opinion nationale et internationale, au lendemain du déclenchement de ces combats dans les deux (2) préfectures les plus laborieuses de la République centrafricaine. Répondre à ces interrogations, c’est de prime abord, témoigner la détermination de toutes les forces vives de la nation exprimée aux dernières élections législatives et présidentielles dont les résultats ont consacré de manière incontestable et incontestée l’accession  de Faustin Archange TOUADERA, président de la république à la magistrature suprême et   aux commandes de la gestion des affaires de l’Etat.

Paoua

Malheureusement, ce qui avait été annoncé urbi et orbi pendant la campagne électorale peine à se réaliser à travers des actes palpables traduisant  effectivement la volonté de reconstruire le tissu social déchiré.

Notre pays est à ce jour assiégé par des bandits de grand chemin et leurs complices mercenaires étrangers.

C’est ainsi que les groupes armés, au premier rang desquels certaines représentations de l’Ex-coalition Séléka à qui beaucoup de promesses ont été faites, à qui beaucoup d’attentions ont été données, creusant aux seins des efforts du contribuable dans le cadre du retour de la paix, vont décider de reprendre les hostilités et étendre leur domination sur des espaces vitaux et pour le contrôle et le pillage de nos ressources.

 Ces actes d’extrême  violence sont orchestrés  par ces mercenaires étrangers alliés qui tuent, pillent, violent, rackettent, lèvent l’impôt, incendient villages et greniers, contraignant  ainsi des milliers de personnes  à des déplacements.

C’est donc pour répondre à ces actes d’agression menés par ces bandes armées contre nos populations civiles dans les préfectures de l’Ouham et de l’Ouham Pende que la RJ, après plusieurs appels pacifiques lancés sans suite, s’est décidée de s’attaquer à toutes les positions du général Bahr et autres mercenaires, en se fondant sur le droit de toute communauté à s’auto-défendre.

 Ces actions ne peuvent  être que  l’expression manifeste du droit à la  vie, à la liberté,   à l’éducation, à la santé et au bien – être de tout un peuple sans tenir compte d’une appartenance quelconque.

Attaquer les positions de ces mercenaires, c’est d’abord décrier le silence des autorités sur la tragédie que vivent les populations de cette partie du territoire national, mise en péril  depuis le retour à l’ordre constitutionnel.

Attaquer les positions de ces mercenaires, c’est prier les différentes institutions confondues de la place, de veiller a l’application de leur  droit de veto.

Attaquer les positions de ces mercenaires, c’est inviter le gouvernement à être en face de ses responsabilités en vertu du mandant national qui lui a été confié par le peuple.  Le cas échéant, nous nous verrons dans l’obligation de nous mettre en évidence.

Cette prise de position n’implique en rien une alliance avec un autre groupe et ne mettra pas en péril la cohésion sociale existant entre les différentes communautés de la place.

La RJ profite du moment pour lancer un appel à la conscience patriotique, fondée sur une société solidement bâtie, et  nantie d’un fondement uni et stable, puis souhaite ses vœux les meilleurs à la nation tout entière.

BONNE ANNEE 2018 !

Je vous remercie.

Paoua : au moins 25 000 nouveaux déplacés dans le nord-ouest

Depuis la fin du mois de décembre 2017, des affrontements ont lieu entre deux groupes armés autour de la ville de Paoua.

Entre 25 000 et 30 000 personnes ont fui les combats entre groupes armés qui ont lieu depuis le 27 décembre 2017 autour de la ville de Paoua, dans le nord-ouest de la Centrafrique, a appris l’AFP lundi 8 janvier de sources concordantes. Les affrontements opposent depuis cette date le groupe armé Mouvement national pour la libération de la Centrafrique (MNLC) créé en octobre par le « général » autoproclamé Ahamat Bahar, au groupe armé Révolution et justice (RJ).

Lire aussi :   Deux groupes armés s’accordent pour cesser les hostilités en Centrafrique

Nombre de déplacés ont été pris en charge dans des familles d’accueil à Paoua, selon une source au bureau humanitaire de l’ONU (Ocha). « Les humanitaires sont en train de voirinstaller un site de déplacés car les familles d’accueil ont atteint la limite de leur capacité », a expliqué cette source à l’AFP, indiquant qu’Ocha avait dénombré 25 000 déplacés à Paoua.

« Ils sont souvent plus de 40 déplacés par famille, ce qui va créer très rapidement des problèmes d’approvisionnement en eau et nourriture », a déclaré, de son côté, Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué. L’ONG estime que 30 000 personnes se sont réfugiées à Paoua.

Villages brûlés, exactions et attaques

« Beaucoup [de déplacés] parlent d’hommes à chevaux qui tirent sur tout ce qui bouge, de personnes décédées ou blessées laissées en brousse », explique dans le communiqué Gwenola François, cheffe de mission MSF. Les personnes fuyant les combats ont fait état, selon MSF, de villages brûlés, d’exactions et d’attaques contre tous ceux qui se trouvaient dans la zone.

La Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) comptabilisait au 3 janvier deux morts et quatre blessés, indiquant toutefois que les casques bleus avaient ramené le calme en ville. Les affrontements dans cette zone ont violemment repris fin novembre après qu’un chef de RJ, Clément Bélanga, accusé de nombreuses exactions contre la population, a été tué par des membres du MNLC, selon des sources concordantes.

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Face à la violence des combats, MSF a dû fermer progressivement ses sept centres de santé situés autour de Paoua, et estime que trois parmi eux ont été pillés depuis.

La Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier depuis 2013. L’Etat n’a de contrôle que sur une maigre partie du territoire national, tandis que les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle du diamant, de l’or et du bétail dans ce pays qui est l’un des plus pauvres du monde.

Source :LeMonde

République centrafricaine : attention, danger !

Depuis quelques semaines, l’ancien Oubangui-Chari est de nouveau le théâtre de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Ce regain de violences doit alerter, à plus d’un titre.

L’espoir suscité par le retour à l’ordre constitutionnel et par l’élection de Faustin-Archange Touadéra est de moins en moins partagé par les Centrafricains, surtout par les centaines de milliers de réfugiés et de déplacés et par la moitié de la population qui souffre de l’insécurité alimentaire, comme le rappelle le dernier bulletin du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

La fin de l’état de grâce

En dépit des discours convenus, l’état d’alerte a été décrété par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). Des mesures préventives de protection viennent d’être ordonnées en vue d’une éventuelle dégradation de la situation, surtout à Bangui. Le retour de Jean-Francis Bozizé avec le risque de remobilisation des anti-balaka, la reconstitution des forces armées, jadis cataloguées Seleka, et le départ de Sangaris, programmé fin octobre, ne sont probablement pas étrangers à cette inquiétude.

De toutes parts du territoire, les mauvaises nouvelles s’accumulent, alors que les autorités de Bangui apparaissent impuissantes et s’en remettent au processus de Désarmement Démobilisation Réinsertion et Rapatriement (DDRR) pour stopper cette spirale mortifère. Certes, les Centrafricains ne sont pas insensibles aux efforts diplomatiques du Président Touadéra, multipliant les missions à l’étranger pour la bonne cause, mais ils souhaitent, avant tout, une meilleure prise en compte de leurs problèmes quotidiens qui ne cessent de s’accroître.

De même, ils attendent avec impatience l’arrêt de la patrimonialisation du pouvoir, la mise en place d’une chaîne pénale adaptée à la situation, la reconquête administrative de l’arrière-pays, le respect des règles élémentaires de la comptabilité publique et la fin de l’impunité qui devient insupportable pour la population. Les retards pris dans ces domaines cruciaux ne peuvent être imputés à la seule absence de financements extérieurs.

La consolidation des féodalités à l’est

Une grande partie de l’est du pays reste sous le contrôle des seigneurs de la guerre, issus de l’ex-Seleka. L’insaisissable Nourredine Adam et ses vassaux règnent en maître sur le nord-est, frontalier du Tchad et du Darfour. Les enclaves minières du centre sont contrôlées par des « généraux » autoproclamés, pour la plupart d’origine peule et apatride. Ces hors-la-loi imposent leur violence en toute impunité, comme c’est toujours le cas des éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de l’Ougandais Joseph Kony, snobant les experts américains, opportunément installés dans la région stratégique du Haut-Mbomou.

Les dernières destructions de centaines de maisons et les meurtres de dizaines d’innocents, notamment à Bambari, Bria, Dékoua, Kaga Bandoro et dernièrement à Kouango ont été perpétrés, alors que les 12 000 Casques bleus de la MINUSCA sont normalement chargés de la protection des populations. En réalité, faute de soutiens suffisants de la part de ses partenaires, l’État centrafricain  perd, peu à peu, le contrôle de cette partie orientale qui se tourne ostensiblement vers le Darfour, le Kordofan et le Bahr el Ghazal et in fine vers les pays du Golfe.

Un nouveau danger pour le Cameroun

Déjà fragilisé par Boko Haram dans l’Extrême-Nord, le Cameroun doit désormais faire face aux capillarités de la crise centrafricaine.

Les préfectures de l’Ouham, de l’Ouham-Pendé, de la Nana-Mambéré et de  la Haute-Sangha vivent dans l’insécurité permanente. Dans ces confins du Tchad et du Cameroun, les pistes et les villages sont sous la coupe de bandes armées. Les questions de l’eau et des pâturages sont souvent au centre de cette insécurité. Il ne faut pas y voir un pseudo conflit entre chrétiens et musulmans. Avec la désertification accélérée du Sahel, de nombreux peuls sont contraints de transhumer, avec leurs troupeaux, en Centrafrique. Ils empruntent de nouveaux parcours, souvent situés en zone agricole. Ces incursions provoquent inévitablement des conflits entre ces éleveurs allogènes et les cultivateurs autochtones. Des groupements armés s’organisent, ici et là, pour défendre les intérêts des uns et des autres. Avant 2013, le « général » Baba Laddé, peul d’origine tchado-nigérienne, avait fédéré les représailles des éleveurs. Aujourd’hui c’est le « général », d’origine camerounaise, Sidiki qui a pris le relais.

Depuis juillet 2016, le « général » Sidiki, à la tête d’une centaine d’hommes du  mouvement Retour Réclamation et Réhabilitation (RRR), multiplient les exactions sur les populations sédentaires de l’Ouham-Pende et notamment autour des localités de Dankouri, Koui et de Bocaranga. Les répliques des groupes armés, issus des anciens mouvements rebelles comme le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de Martin Kounta Madji, plus connu sous le nom d’Abdoulaye Miskine, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean-Jacques Demafouth, et le mouvement Révolution et Justice d’Armel Sayo, renforcent le climat de violence extrême, dénoncé par les ONG humanitaires internationales.

Des rebelles camerounais, hostiles au régime de Paul Biya, ont également constitué des sanctuaires dans ce nord-ouest du pays. Certains de ces mouvements ont des connexions avec d’ex Seleka et même avec la secte Boko Haram, dont le fief nigérian est à moins de 600 km. On peut notamment citer le Mouvement patriotique pour le salut du Cameroun (MPSC), d’Aboubakar Sidiki, regroupant des irrédentistes de l’Extrême-Nord camerounais.

Plus que jamais, la République centrafricaine est à la croisée des chemins. La voie du relèvement de l’État et d’un retour progressif à un vouloir-vivre collectif passe par la mobilisation de la communauté des bailleurs, espérée lors de la Table ronde de Bruxelles du 17 novembre prochain. Une plus grande implication de la MINUSCA dans le maintien de l’ordre public est aussi attendue, avec une priorité donnée au contrôle de l’exploitation des sites miniers et à l’accompagnement dissuasif des parcours de transhumance. Ces interventions seront vaines si l’action gouvernementale reste autant timorée et superficielle. Un sursaut du pouvoir exécutif est souhaitable afin de mettre fin aux maux chroniques de la gouvernance centrafricaine, faute de quoi, « la rupture avec le passé » restera un slogan, décrédibilisant dangereusement ceux qui l’ont lancé.

Didier Niewiadowski